Daouda KANE, élève la nuit et mécanicien la journée, il souhaite devenir Gendarme

In A la Une, Baromètre, Entreprendre au Quotidien, Evènements

La vie est un périple et il faut la prendre du bon côté. C’est ce qu’a fait Daouda KANE, un jeune de 19 ans. Aujourd’hui élève en classe de 4e, notre jeune entrepreneur se dit heureux de pouvoir concilier ses études à ses activités de mécanique. Nous sommes allés à la rencontre de ce jeune homme plein de volonté et d’amour pour ces études et activités de mécanique. Le jeune élève-mécanicien accepte nous livrer un pan de son secret.

Daouda Kane

Il a fait la classe de 6e à Djibo (où il vivait avec ses parents) avant de venir poursuivre ses études à Ouagadougou depuis 2015 où il vit avec son oncle paternel. A Ouagadougou, c’est au Lycée municipale de Tampouy qu’il prend ses cours. Inscrit en « Cours du Soir » depuis 2015, il suit régulièrement les cours et n’a jamais repris une classe depuis son inscription. Cette année 2017, Daouda KANE a eu le passeport de la classe de 3e. Pour l’année scolaire 2017-2018 prochaine, le jeune KANE fera le BEPC.

A 17h30 minutes des jours de classe, il descend de son activité pour se préparer pour ses cours qui débutent à 18H. Conscient du bien-fondé de l’école et de la mécanique dans la vie de l’homme, le jeune élève-mécanicien s’investi à poser les fondements de son avenir par une formation professionnelle en mécanique auto. Cette mécanique en automobile, il l’apprend depuis maintenant 3 ans. Pendant les congés et vacances à l’école, Daouda KANE s’investit en temps plein dans la mécanique. Depuis maintenant plus de 4 mois, il rentre rarement chez lui à la descente car il est appelé à rester au garage chaque nuit pour les dépannages urgentes qui s’imposeront au cours de la nuit.

Daouda KANE a pour rêve de devenir Gendarme dans la vie. Un Gendarme pétri d’expérience en mécanique auto, dit-il. Ce rêve, il dit se « battre » pour qu’il soit une réalité. De la mécanique à l’armée, c’est un trajet qui mérite abnégation, discipline et rigueur dans le travail. Mais notre jeune entrepreneur dit être conscient de la tâche à laquelle il sera confronté. La condition première pour être Gendarme, c’est d’être d’abord titulaire du diplôme du premier cycle, le BEPC. « Je me battrai pour avoir le BEPC. Le seul moyen de vivre heureux dans ce monde c’est de faire ce que les gens te croient incapable de faire », a-t-il fait savoir. Pour lui, seul le travail paye. Et il estime cependant que le succès est au bout du travail. Le jeune KANE a fait savoir qu’il ne baissera jamais les bras devant un échec quelconque. « Ce sont les échecs qui font la vie », pense-t-il.

Pourquoi Daouda KANE souhaite-il devenir un gendarme ? « Je veux être quelqu’un de la droite », a-t-il d’emblée répondu avant d’ajouter qu’il « adore » le corps de la gendarmerie. La droite pour lui, c’est la justice. Il dit vouloir contribuer à lutter profondément contre le grand banditisme et la délinquance au Burkina Faso.

Armand Kinda

Infowakat.net

You may also read!

Burkina/technologie : blanchisseur et inventeur

Jean Roger Sandwidi est blanchisseur au quartier 14 yaar de Ouagadougou. Non scolarisé, il passe de petits boulots en

Read More...

Faso Attiéké : le nom d’entreprise et le label sont différents (F. Bassono)

L’entreprise « Faso Attiéké » a reçu le premier prix Pierre Castel 2019 au cours du 5e Salon international

Read More...

PAE/JF : le dépôt des dossiers du 12 au 16 décembre 2019

Le Coordinateur du Programme l'autonomisation Économique des Jeunes et des Femmes ( PAE/JF), informe les jeunes, les femmes ainsi

Read More...

Leave a reply:

Your email address will not be published.

Mobile Sliding Menu

Entreprendre au Faso

GRATUIT
VOIR