Entreprenariat : D’ici 10 à 15 ans, la société coopérative veut être le plus grand employeur après l’Etat Burkinabè

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La société coopérative « bâtir l’avenir » est une coopérative à base agricole, envisageant investir dans tous les secteurs d’activité avec pour première initiative l’implantation en cours d’une usine de transformation de la tomate dénommée Société Faso Tomate (SOFATO). La région du nord regorgeant d’énorme potentialités en termes de matière première, les acteurs de la société ont porté leur choix sur Yako pour son installation.

Avec son BAC G2 en poche et quelques années passées à l’Université de Ouagadougou en sociologie, Aziz Nignan a suspendu les études en 2007 pour se lancer dans la vie active. Dès lors, il décide d’embrasser le monde des affaires tenant la comptabilité des commerçants à Sankar yaaré et grand marché. Quelques années dans ce métier, il crée plus tard sa propre société où il travaillait avec les indiens dans le sésame et amende de karité. Mais, ce travail saisonnier ne le convainc pas trop.

Pourquoi travailler 4 à 5 mois et attendre une autre saison ? C’est alors qu’il s’est mis dans le marché public et Global Business invest, spécialisé dans le marché et négoce a vu le jour. Toute chose qui lui a valu des déplacements en chine où il ramenait des brosses à dents, des pâtes dentifrices et également le lait de Turquie. Ses marchandises trouvaient preneurs déjà au port, avec une marge bénéficiaire de 1 à 2 millions. Ces multiples voyages dans le continent Asiatique lui ont permis de voir comment les gens se mobilisent pour créer de la richesse et aussi impacter leur communauté à travers la solidarité constructive.

Aziz Nignan, entrepreneur dans l’âme, décide alors d’adapter cela aux réalités du Burkina Faso. Une adaptation devant pouvoir créer la richesse et réduire le chômage crucial dans son pays. « Pourquoi ne pas se solidariser ici pour faire pareil. Nous avons la matière première ici que nous pouvons transformer. En transformant cela, nous allons créer la richesse, l’emploi et maitriser notre côté sanitaire.

C’est en ce sens que nous avons décidé de promouvoir l’actionnariat populaire, tout en demandant des conseils à nos devanciers tel que le professeur Laurent Bado (père de l’actionnaire populaire au Burkina) pour la mise en place d’un projet. Et cela a abouti à la société coopérative qui est une coopérative d’investissement qui va nous permettre de travailler à occuper plusieurs secteurs d’activités », lance Aziz Nignan, aujourd’hui, Président du Conseil d’Administration (PCA) de la Coopérative Bâtir l’avenir.

Créer la richesse pour le bonheur de tous, d’où l’idée de mettre la première initiative communautaire d’une usine de transformation de la tomate dénommée Société Faso Tomate (SOFATO). « Nous avons vu qu’on produit plus de 300 000 tonnes de tomates par an au Burkina Faso et nous n’arrivons pas à écouler 10 000 tonnes. Donc on a décidé, à travers des études de faisabilité, de commencer par la tomate afin de pouvoir compatir à la mévente des maraîchers et autres », a-t-il souligné.

Cette société est implantée dans le Passoré à Yako, avec un taux de 70% de matière première nationale dans un rayon de cent kilomètres. Autres avantages, le site se trouve à côté de l’un des plus grands barrages du Burkina Faso, le barrage de feu Oumarou Kanazoé faisant 50 km de long, qui permet à l’entreprise d’exploiter quelques périmètres irrigués. Aussi, la proximité d’être aux côtés de producteurs de maraîchers est un atout majeur pour la firme.

L’entreprise prévoit employer 100 emplois directs et plus de 15 000 indirects avec un nombre croissant au fil des temps. « La première machine que nous avons commandée fait 300 tonnes de tomate en 8 heures de travail. Progressivement nous allons augmenter la capacité de transformation pour être en symbiose avec la matière première » a-t-il dit.

A l’heure actuelle, ses acteurs ont pu mobiliser près de 60% de capital recherché et il reste 40% à mobiliser. Sans attendre de tout boucler, les travaux se poursuivent sur le terrain avec un taux d’exécution de 45%. « Nous allons démarrer progressivement parce que dès qu’on va finir le bâtiment devant abriter la chaîne de transformation, on va commencer et également au niveau du fabricant de l’usine, nous sommes beaucoup avancés. Nous attendons après le mois de ramadan, pour faire embarquer la chaine de transformation et le reste va s’en suivre » a promis Aziz Nignan.

Dans les prévisions « si tout va bien d’ici novembre nous allons démarrer l’usine et à défaut, s’il y a un léger retard se sera en janvier en 2022 ».

Il lance un appel à tous les Burkinabè, d’adhérer massivement à la société coopérative qui, selon lui, est la solution au développement endogène du Burkina. Si aujourd’hui SOFATO prévoit employer 100 emplois directs, la création d’une autre société pouvant employer 300 personnes est le prochain objectif à atteindre pour Aziz Nignan et son équipe. « Vous allez voir, d’ici 10 ans, 15 ans on sera le plus grand employeur après l’Etat Burkinabè », a-t-il lancé comme défis.

Youssouf KABDAOGO
Infowakat.net & Entreprendreaufaso.com

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