Entreprenariat : Les grains magiques de Fatima pour valoriser les produits locaux

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Faire de la consommation du riz local un appui substantiel pour l’économie nationale est le désir ardent de Awa Soré née Sylla, promotrice de cette denrée alimentaire. Une ambition sans doute partagée par les producteurs et transformateurs de produits locaux misant sur la qualité pour attirer les consommateurs. Pour convaincre les Burkinabè à consommer des produits transformés localement, dame Soré s’inscrit dans les normes de qualité. C’est dans cette optique qu’est née sa propre marque « les grains magiques de Fatima ».

Consommer des produits locaux veut dire contribuer au développement de l’économie nationale. Madame Soré a certainement bien compris cette expression. C’est sans doute après l’obtention du Brevet de Technicien Supérieur (BTS) en finance comptabilité, qu’elle a décidé de créer sa propre entreprise. Elle trouve l’idée de faire la promotion du riz local. Ce travail, elle le fait depuis 2008. Toute chose qui fait d’elle la présidente d’une association Faso Baoré faisant la promotion du riz local.

Pour la jeune entrepreneure, âgée seulement à 35 ans, aucune idée de travailler chez quelqu’un ou dans une entreprise quelconque ne l’a jamais traversé l’esprit. Elle décide de s’installer à son propre compte. Au début, elle voyageait beaucoup vers les pays limitrophes du Burkina Faso pour faire venir les articles de mode en vue de les écouler.

Par la suite, avec l’aide des siens, madame Soré prend la direction des Etats-Unis et l’Europe. De là, elle faisait venir des articles déjà usés communément appelés « France au revoir ». Grace à ce business florissant, elle a pu mettre en place une boutique de vente de produits locaux Burkinabè, le riz. Laquelle boutique est située à Tampouy.

Au fur et à mesure, la promotrice a tout abandonné pour se consacrer exclusivement à sa nouvelle entreprise. En plus de la promotion des produits Burkinabè, elle fait la transformation de quelques céréales tels que le maïs, le sorgho, le petit mil, du haricot, farine de manioc, des épices…

Elle fait venir le riz de Bama, du Sourou, de Bagré. C’est avec les transformateurs de ces localités respectives qu’elle se ravitaille. « Nous avons des contrats avec eux et ils viennent nous les livrer selon un cahier de charge » a-t-elle dit.

La dénomination commerciale de son entreprise est éco-press BF pourtant sur la marque « les grains magiques de Fatima ». Fatima est le nom de sa mère. Selon elle, c’est une manière de rendre un hommage mérité à sa génitrice. Les grains magiques c’est pour valoriser les produits locaux ou du moins le grenier burkinabè. « Pour dire que ce sont de bons produits qui peuvent apporter de la santé et qui ont beaucoup de vertu. Ils sont nutritifs et bénéfiques pour notre corps », fait-elle savoir.

Les grains magiques de Fatima, elle peut en dire plus mais s’en limite là. Elle fait également la transformation des épices toujours sous sa marque. Parlant de l’entreprenariat des filles, elle encourage ces dernières à s’y lancer. Quand on comme l’entreprenariat dit-elle, on s’y plait et ça nourrit son homme. « Il faudra que nos sœurs après les études, pensent à faire quelque chose petit à petit et asseoir leur entreprise. Il ne faut pas attendre les concours ou vouloir travailler dans une entreprise pour à la fin du mois aller tendre la main. Alors qu’on peut entreprendre même sans un sous », a-t-elle conseillé.

Elle indique que le chemin de la facilité ne doit pas être un moyen justificatif pour les filles. Son entreprise compte du personnel permanent, des agents contractuels, des livreurs. Elle est terne quant à son chiffre d’affaire et nous fait savoir que ses employés gagnent un salaire décent par mois.

Youssouf KABDAOGO
Infowakat.net et entreprendreaufaso.com

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