Formé par des extraterrestres, il demande l’autorisation du Président du Faso pour repandre sa connaissance

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Né au Ghana le 20 Février 1980 et naturalisé Burkinabè depuis l’an 1983. Marié, père de 2 enfants, Kushiator Newlove Kwaku Issa dit Providence est le Directeur de BTT (Bureau de recherche et de transformation des technologies pour enrichir le Burkina). Sa formation, il dit l’avoir reçu par des « extraterrestres » qui, pendant 10 ans, ne se lassaient pas de venir le chercher 4 jours par semaine pour une formation intensive de 2heures par jour. Fontaine de formations sur les technologies solaires, notre interlocuteur n’a qu’un seul cri de cœur : « Je demande au président du Faso de me donner l’autorisation de pouvoir former 5 millions de personnes comme me l’ont instruit mes formateurs ».

Kushiator Newlove Kwaku Issa dit Providence est le Directeur de BTT

Providence, ses connaissances ne sont que providence. L’optimisme est son arme. « Il n’y a pas quelque chose que nous ne pouvons pas faire. Si ceux qui font certaines choses avaient dit qu’ils n’y arriveront pas, ils ne le feront pas. Ils ont cru en eux et ont fait des exploits. Nous pouvons aussi le faire si nous avons la volonté », soutient Kushiator Issa dit Providence dès sa prise de parole.

De ses inventions sur l’énergie solaire

Il fait des recherches scientifiques et technologiques pour mettre au point des systèmes de production de l’énergie éolienne. Son but est de faire en sorte que le vent du Burkina Faso soit exploitable. Si pour les Européens le vent du Burkina Faso n’est pas exploitable parce que les éoliens qui sont conçus en Allemagne et en Europe ne sont pas adaptés à nos vents, Providence travail à concevoir des éoliens adaptés au vent du Burkina Faso, afin de pouvoir les utiliser pour produire de l’électricité ou pour pomper de l’eau.

La question de sa formation

Où a-t-il été formé ? A cette interrogation, notre « génie créateur » étonne plus d’un par ces propos. « Je n’ai pas été formé dans une école ordinaire », introduit-il avant de révéler qu’il a reçu ses connaissances de personnes qui ne sont pas ordinaire et que nul ne connait officiellement à part lui et les autres personnes qui ont été formées dans la même école par ces mêmes personnes. « Je les appelais des extraterrestres parce qu’ils n’habitent pas la même planète que nous. C’est comme des envoyés spéciaux qui ont commencé à me former depuis les années 1992. Ils me montrent des applications des technologies très avancées qui nous permettrons de tout faire nous-même. Ça va nous permettre de concevoir des véhicules, des avions, voir tous nos produits de consommation ». C’est de là que découle en réalité les compétences de notre interlocuteur. Cette formation, il l’a poursuivie plus d’une dizaine d’année, c’est-à-dire de 1994 jusqu’en 2004.

Le lieu de la formation ? « Il viennent me chercher et m’envoyer en formation. Je fais 6 heures de formation par jour pendant 4 jours dans la semaine », répond-il. Cette formation, à l’en croire, est de haut niveau, car explique-t-il, « j’ai même été formé sur des applications qui n’existent même pas dans des pays européens. Il dit avoir été formé sur plus de 100 technologies mais manque de moyen nécessaire pour encore mettre ses connaissances en œuvre. « Ceux qui me forment disent qu’ils n’ont le droit de me donner que les connaissances et non les moyens. A moi de trouver les moyens ailleurs. J’ai appris beaucoup de chose que je ne peux pas expliquer tant que je n’ai pas les grands moyens. J’ai appris à construire des barres, des centrales électriques, des grandes infrastructures mais faute de moyen, je n’arrive pas à les mettre en application », soutient monsieur Providence. Mais, avec ses moyens de bord, le « génie créateur », comme le nomme-t-on, dit avoir installé des pompes éoliennes en périphéries, des feux tricolores solaires, des machines à pluie (Un système d’irrigation qui permet d’irriguer les grandes superficies en un temps record) ; des congélateurs rapides (qui permettent de faire rapidement de la glace), des machines à tisser qui permettent de tisser plus rapidement par rapport à la main.

A savoir si son travail lui permet de vivre décemment, notre interlocuteur pense que « faire des recherche pour le développement ne rapporte pas d’argent ». Il a une mission. C’est de coordonner la formation de 50 millions de personnes dans 23 pays d’Afrique dont 5 millions au Burkina Faso dont il a la charge d’exécution. Tel est, semble-t-il, la mission qui lui a été confiée par ses formateurs. Mais avant que les 5 millions de personnes soient formées, dit-il, « il faut que j’ai une autorisation signée du président du Faso avant de donner ces formations. Ce sont des conditions que m’ont donné mes formateurs». A côté de ce travail, il dit rendre des services à des gens dans des dépannages, ce qui lui permet de subvenir à ses quelques petits besoins.

Providence révèle avoir déjà formé des personnes, mais sur des technologies limitées parce que le manque d’autorisation ne lui permet pas de former ces personnes sur les technologies avancées. Les formations qu’il entend donner sont axées sur 4 principaux domaines, à savoir l’agriculture industrialisée, l’industrialisation, la production d’énergie électrique et l’utilisation massive des énergies renouvelables.

De la conception très prochaine des motos au Burkina Faso

L’optimisme étant son guide quotidien, Providence pense qu’il est possible de concevoir la moto sur place au Burkina Faso au lieu de toujours l’importer. « Une moto est en réalité faite de bout de métal les uns aux autres par la soudure. L’idée c’est de fabriquer les pièces qui sont plus faciles à concevoir. En suite l’on importera la moto sans ces pièces, ce qui permettra de faire des économies. Et on continuera de faire des recherches pour fabriquer d’autres pièces. Avec des recherches avancées, l’on sera à mesure de fabriquées les motos chez nous ici », explique-t-il.

C’est un appareil qui permet de rendre le tissage autonome. L’idée, c’est de fabriquer plus de 1000 machines à tisser dans le but de produire 10 milles pagnes par jour. Cette machine, Monsieur Providence pense qu’elle permettra de réduire les importations massives des pagnes afin de se faire quelques économies. Ces machines, à l’en croire, ne vont pas seulement tisser des pagnes Faso danfani mais aussi des pagnes ordinaires. L’idée, c’est d’industrialiser le tissage à partir du Faso Danfani pour aller vers les pagnes ordinaires. Cela permettra selon lui de faire une semi industrialisation du tissage au Burkina Faso.

Arriver à faire comme ce que font les pays des autres continents

Inventions sur l’énergie solaire

Kushiator Newlove Kwaku Issa dit Providence est le Directeur de BTT
Notre interlocuteur reste convaincu que le Burkina Faso, avec la volonté des autorités, arrivera à se développer comme d’autres pays à partir de l’énergie solaire. « Il y a des gens qui diront que ce n’est pas possible. Si ce n’était pas possible, les autres ne le feront pas aussi. Ici on ne peut plus dire qu’on ne peut pas parce que, si on n’y arrive pas on mourra en quelque sorte», a-t-il dit. En prenant l’exemple des pays qui se sont développés pendant la deuxième guerre mondiale, le « génie créateur » pense que le Burkina Faso devrait aussi « se développer par force ». « Nous sommes dans une situation où nous devons commencer à produire nos produits de consommation nous-même. Si on n’arrive pas à le faire, nous allons rentrer dans une situation économique déplorable », selon lui.

« Je suis sollicité mais je ne peux pas bouger »

Le « génie créateur » a fait savoir qu’il est souvent sollicité à l’extérieur du Burkina Faso à travers les pays d’Afrique et même d’Europe et de l’Amérique. Mais, ses formateurs ne l’autorisant pas à quitter le continent africain pour ses formations, il dit se limiter pour le moment aux pays africains. « Je suis sollicité à l’occident mais je ne peux pas bouger. Mes formateurs ont dit que si j’arrive à accomplir la mission qui m’a été confié, je pourrai désormais faire ce que je veux », soutient-il.

Son cri de cœur au président du Faso

L’autorisation, ce précieux document dont attend notre interlocuteur pour créer des emplois à travers ses futurs formations, a été déjà déposée auprès du président du Faso depuis Novembre 2016, mais jusqu’à présent aucune réponse ne lui été adressée.

Au président du Faso, il dit avoir besoin de l’autorisation de formation des 5 millions de personnes parce qu’il a des demandes de formation énormes. « Je peux compter au moins 250 demandes de formations actuellement. Mais je ne suis pas autorisé à donner ces formations des technologies tant que je n’ai pas l’autorisation. Ce sont les conditions de mes formateurs », rappelle-t-il.

Armand Kinda

Entreprendreaufaso.com

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