L’entrepreneuriat : « Si on n’évolue pas c’est parce qu’on travaille seule », Ibrahim Seogo, commerçant.

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Ibrahim Séogo est un jeune commerçant du quartier Tampouy de Ouagadougou. Il a commencé le commerce avec son grand frère et ce n’est qu’après quelques années de dur labeur avec son grand frère que ce dernier a détaché un autre « coin » pour lui. Comme chaque activité, le début n’est pas facile. Mais Ibrahim Seogo révèle à cet effet que le lieu qu’il occupe étant l’ancien lieu de son grand frère, les clients de son frère continuaient à venir et le commerce se passe bien. Mais pour lui, l’union fait la force. Il compte, dans les mois à venir, employer des gens qui travailleront avec lui afin de booster ses activités.

Ibrahim Séogo

Commerçant depuis 2006, Ibrahim Séogo vend des produits cosmétiques mais il a dû aménager une place dans sa boutique pour la commercialisation des produits divers. Et pour justifier ce mixage, il laisse entendre que c’était au paravent «une boutique de divers ». Si le cosmétique prime sur les produits divers, Ibrahim Séogo fait savoir que c’est parce qu’il « aime ce travail ». Pour lui, ce mixage permettra à chaque client d’avoir son compte. Ceux qui veulent le cosmétique et ceux qui veulent les produits du divers. Il compte cependant intensifier la commercialisation des produits divers dans les jours à venir.

Vendeur des produits cosmétiques, les femmes sont en général ses clientes. De sa collaboration avec elles, Ibrahim Séogo fait savoir que « les femmes aiment plus le service des hommes ». « Si une femme vient par exemple trouver une autre femme en train de vendre, ce n’est pas sûr qu’elles vont bien s’entendre. Mais si c’est un homme qu’elle vient trouver et que l’homme l’explique bien les vertus du produit, elle se sentira plus en sécurité par rapport à l’explication d’une autre femme », pense-t-il.

Des difficultés qu’il rencontre, Ibrahim Séogo fait montre du manque de moyens pour exercer le commerce de tous les produits dont il a besoin. « Si j’avais les moyens je viendrai toujours avec des nouveaux produits », a-t-il confié avant d’indiquer que le vrai problème c’est le manque de personnels. Certains jeunes n’aiment pas travailler, selon lui. « Les jeunes veulent vite avoir l’argent. Quand tu les envoies, ils veulent vite avoir l’argent pour aller payer des motos et pour faire le show. Ils aiment la facilité », a-t-il indiqué. Dans ce sens, il affirme avoir au paravent ouvert une cave dans laquelle il avait placé un jeune. Mais le vrai souci qui s’imposait est qu’il y avait des manques à chaque compte qu’il faisait sur les produits. « La marchandise fini souvent mais il n’y a pas d’argent pour aller acheter davantage », ajoute-il. A l’entendre, la cave rapportait plus que la vente des produits cosmétiques mais la « perte » constatée très souvent dans les comptes l’a obligée à fermer cette cave pour le moment. Notre interlocuteur a fait savoir qu’avec le temps, il rouvrira la cave.

La boutique de Ibrahim Séogo

Ibrahim Séogo compte encore entreprendre d’autres choses en plus de son commerce des produits cosmétiques. Il se forme pour le moment en informatique et compte après sa formation, embaucher une personne dans sa boutique et « faire autre chose ».

De son avis, pour évoluer dans son activité, il lui faut encore avoir des gens qui accepteront travailler avec lui. « Si on n’évolue pas c’est parce qu’on travaille seule », selon lui. Il entend cependant employer des personnes afin de se frayer un temps pour entreprendre d’autres choses.

En plus de la vente des produits cosmétiques, des divers et des accessoires des téléphones portables, Ibrahim Séogo vend aussi des mèches dans une autre boutique qui fait face à celle des produits cosmétiques.

Marié et père de deux enfants, il se réjouit aujourd’hui de constater que son activité arrive à subvenir à ses besoins et aux besoins de toute la famille.

Armand Kinda

Infowakat.net

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